8 janvier, par Xaba
À CdM...
On dit que les cieux lointains brillent en permanence de feux magiques, qu’ils sont plus séduisants que ceux sous lesquels nous vivons quand au fil du temps et avec le peu de lucidité qui nous caractérise, nous ne percevons bientôt en eux ni essence ni charme et sans doute moins encore tout ce qui nous indiffère lorsqu’un jour ils deviennent froids et transparents.
Et nous voilà le nez parfois collé aux étoiles, tentant de glaner dans le vide sidéral un peu de magie qui ici bas nous fait (...)
27 décembre 2009, par Xaba
On dit parfois qu’il ne faut pas contrarier les propos glanés au fil fragile du temps, nous, les calibrés d’angoisses et de principes, pourtant à l’affût de surprises et de nouveautés. C’est aussi ce que je crois. Une tendance profane et assez renouvelée me suggère en effet parfois que l’existence n’a aucune logique, qu’elle ne réponds à rien de déterminée, qu’elle est la conséquence probable d’un jet d’osselet ou de cartes abattues aux cris de surprise, de joie ou de déconvenue. Mais j’oriente pourtant mes (...)
16 décembre 2009, par Xaba
Je bute sur le premier mur de la synagogue Smychov, l’avertissement solennel m’y cueille, en guise de prophétie ou de sentence - Mír a zdar dalekému i blízkému , Paix et réussite au proche et au lointain – de sa charge symbolique, quel commandement, quelle douleur réconfortante en lettres de sang et de feu, l’annonce du salut faite aux croyants.. Passant l’angle du bâtiment, l’ombre là aussi jaillit, surgissant de l’autre façade, avec autant de force sinon, elle, en lettres d’or - Ne mocí ani silou, (...)
9 décembre 2009, par Xaba
À l’enfer des autres je me suis invité. C’est encore à ce jour ce que j’estime de plus acceptable quand plus rien de vraiment sérieux ne s’annonce au quotidien, sinon la perspective de jours moins glorieux, de lendemains peut être muets, qui sait , je le redoute mais n’ai pas peur de l’évoquer, demain pourra consacrer l’éternel silence, la plus misérable de toutes les tristesses, le besoin, sans doute aussi l’abandon...
J’évoque l’enfer comme j’aurai tout aussi bien pu aussi pointer tous ceux que je (...)
7 décembre 2009, par Xaba
Une villa quelque part sur la côte ! Sans que je sache où la poser ni en donner une description certaine. Je dois m’éloigner de la capitale. J’en ai l’intuition. Rien ne me le prouve formellement. Mais je quitte l’effervescence du quartier, l’agitation de rues encombrées et poussiéreuses ; je mets le cap plein ouest. Assez vite s’effacent les derniers pavillons de banlieues mornes et tristes. Je les perds derrière moi comme je jetterais de petites pierres blanches. Ce sont peut être elles qui me (...)