Je fût frappé un bref instant par la stupeur régnant dans la petite salle dans laquelle je pénétrais presque par inadvertance. Je parle de stupeur quoiqu’avec le recul j’admette que ce mot soit mal approprié. Sans doute devrais-je plutôt évoquer le calme extrême qui y régnait, un calme feutré et à la (...) >suite
Au bordel de mes jours, au bordel de mes nuits, ma putain n’est pas à vendre !
On me jette pourtant la pierre !
On m’accuse d’avoir bradé mon âme ; d’avoir cédé aux chants de sirènes un temps lointaines, toujours plus proches aujourd’hui. On me condamne à ne jamais avoir eu de cœur, à ne vibrer qu’au (...) >suite
La différence entre la pornographie et l’art est selon moi très simple. Vous pouvez regarder l’art indéfiniment alors que vous ne pouvez jeter qu’un coup d’oeil à la pornographie avant de la laisser." >suite
La richesse d’un mot et son paradoxal manque concomitant de profondeur ?
Acceptons le premier de ces mots ! Le premier qui nous vienne à l’esprit. Ne le choisissons pas ou du moins pas si ouvertement que nous puissions le faire à vouloir prouver quoique ce soit de plus volontaire. Laissons-le en (...) >suite
Je n’hésiterai pas plus longtemps à puiser mon inspiration entre et je. Cela semble certes ne rien vouloir dire. J’entends que cela reste silencieux ou au pire en suspens. À bien relire cette première phrase tu l’as d’ailleurs aussi pensé. Tu as flairé l’imposture ou l’erreur grossière. Tu serais tombé (...) >suite
L’histoire qui suit est celle d’une dualité. Cette dualité suggère des existences séparées et antagoniques, présuppose deux vérités qui se cherchent mais s’évitent. Où commence la fiction, où s’achève la réalité ? Si par essence, la légende est un habile subterfuge travestissant la vérité, l’écrivain en est (...) >suite
Voilà un fait quelconque qui n’aura attiré l’attention de personne jusqu’à que je me sois moi-même persuadé, mais dans quel but, de devoir vous le rapporter. Ce n’est pas à vrai dire une histoire au sens noble du terme. Ce n’est pas du moins une de celles que l’on aime raconter parce qu’elle (...) >suite
« Vieillir, être vieille, je le suis de l’extérieur de l’intérieur. Maintenant je l’accepte, je suis bien obligée d’accepter de ne plus plaire, qu’on ne me regarde plus, accepter par obligation d’être un meuble comme un autre, certes encore solide, mais usé par le temps qui passe et dont l’aspect n’est (...) >suite